Visages, travail en cours


Hier soir, j’ai travaillé les autoportraits à la nuit tombée. Voulant prolonger, j’ai continué à la lueur d’une bougie. Moi modèle, et le dessin, étions dans une profonde pénombre. 

Ce matin, j’ai découvert ces dessins qu’hier je discernais à peine. 

Ils me semblent forts. Etrangement, dans le fond de moi-même, je m’en doutais. Car j’ai remarqué que la qualité d’un dessin va de pair avec la concentration qui l’a fait naître, avec la paix intérieure qu’a dégagée cette présence à l’instant. 

jeudi 17 décembre 2020

 

Ce foulard dans les cheveux fait que le visage vient en avant comme une proue de bateau, et fend l’air. 

Cela donne une acuité aux traits du visage, qui se détachent, aiguisés. 

Il ôte le caractère superficiel que pourrait donner la chevelure. Le visage est ici dépouillé, seul, “dénué” (Levinas). 

lundi 3 mai 2021 

 

 Journal d’atelier  (extrait)