par Maxime Deurbergue
historien d’art

Marjolaine regarde passer les êtres et les ciels. Je les contemple avec elle, et j’entends la voix du psalmiste, la face voilée devant le trône des cieux, que les hommes sont comme l’herbe -un souffle passe, ils ne sont plus. (…)
Heureux seront nous, si, passants sans inquiétude, nous apprenons ainsi à voir. Heureux si devant les êtres et les ciels, nous sentons monter en nous, avec peut-être l’eau des larmes, cette exultation lente, ce respect mêlé de gratitude, cette soif humble et avide devant la vie, une vie qui se révèle dans sa profonde, sa douce ardente gravité.

extrait de Cette douce ardente gravité
revue Conférence n°24