un carnet, 2017

 

Carnet, pastels secs, photographies, 18 x 14 cm (ouvert), 2017

 

Les carnets sont les lieux de mes pérégrinations, la cartographie de ma géographie intérieure.
Celui-ci s’ouvre sur la phrase Pourquoi suis-je si émue de voir un homme pleurer ? Il exprime la fissure dans la carapace du paraître, un débordement qui donnera à l’homme de vivre un état de dénudation / renaissance dont il sortira transfiguré.
La littérature vient régulièrement nourrir mon travail. Ici, mes dessins font des échos à Vendredi ou les limbes du Pacifique (Michel Tournier) et aux retours de Vendredi dans les eaux sombres dans lesquelles il s’abandonne à ce qu’il y a d’obscur en lui, à Henri d’Ofterdingen, (Novalis) et au jaillissement de la lumière reçue à l’issue du chemin parcouru, à L’exil et le royaume (Camus) et à l’appel à la brèche, à l’ouverture en soi.
Mes figures, dressées devant le sublime, héroïques, et ces lignes verticales gravées sur les photographies m’évoquent l’Axis mundi, l’alignement qui permet de s’unir à la terre et aux cieux.
Ce carnet est le fil d’une réflexion. En miroir se renvoient des images intérieures, qui conjuguent dialectiquement l’infiniment petit et l’infiniment grand, l’être-en-soi et l’être-au-monde, l’infiniment intérieur et l’infiniment ouvert.

M.P.

 

les Atlantes

Les Atlantes, pastel sec, 79 x 108 cm, 2017

De 2011 à 2014, j’ai travaillé sur la naissance, les naissances, comme phénomènes organiques et psychologiques, comme traversées, révélations, réinventions. Elles sont passages de l’ombre vers la lumière.
Depuis peu, les cavités s’explorent pour elles-mêmes, la forme s’élargit, le féminin devient masculin.

Percevoir l’œuvre demande une volonté. L’œil doit se faire à la densité du pastel, à la proximité de valeur entre les tons. Surgit alors une représentation de la force : vigueur des dos qui tiennent, soutiennent, force des flots, de l’arbre, jaillissement, énergie primordiale et universelle.
Cette forme est apparue et s’est répétée de manière persistante, (elle m’évoque la Colonne sans fin de Brancusi) de l’épuration de la forme organique à la recherche de la forme essentielle.

M.P

 

 

 

dessins, sur un poème de Salah Stétié, 2016

Marjolaine Pigeon, pastels secs pour l'édition Chant égorgé d'alouette VIII, 40 x 23 cm, 2016

30 dessins composent une édition sur le poème Chant égorgé d’Alouette, de Salah Stétié, 40 x 23 cm, 2016. 

Marjolaine Pigeon, pastels secs pour Chant égorgé d'Alouette, oeuvre binôme conçue avec le poète Salah Stétié, 2016

 Dernière édition Marjolaine Pigeon, pastels secs pour Chant égorgé d'Alouette, oeuvre binôme conçue avec le poète Salah Stétié, 2016 Pastels secs pour Chant égorgé d'alouette, oeuvre binôme conçue avec le poète Salah Stétié, 40 x 23 cm, 2016

 Dernière édition Dernière édition Marjolaine Pigeon, pastels secs pour Chant égorgé d'Alouette, oeuvre binôme conçue avec le poète Salah Stétié, 2016 Pastels secs pour Chant égorgé d'alouette, oeuvre binôme conçue avec le poète Salah Stétié, 40 x 23 cm, 2016 Pastels secs pour Chant égorgé d'alouette, oeuvre binôme conçue avec le poète Salah Stétié, 40 x 23 cm, 2016

                    (…) Voici venir à nous l’intensité
                          Voici venir à nous la majesté
                          Voici venir à nous la pauvreté

                         Et la beauté ?
                         Il faut habiter la beauté
                         On ne sait pas, mon amour,
                         De quoi c’est fait (…)

Extrait de Chant égorgé d’Alouette, Salah Stétié. 

Pastels secs pour Chant égorgé d'alouette, oeuvre binôme conçue avec le poète Salah Stétié, 40 x 23 cm, 2016

 Dernière édition Pastels secs pour Chant égorgé d'alouette, oeuvre binôme conçue avec le poète Salah Stétié, 40 x 23 cm, 2016 Pastels secs pour Chant égorgé d'alouette, oeuvre binôme conçue avec le poète Salah Stétié, 40 x 23 cm, 2016