Les Atlantes
 

De 2011 à 2014, j’ai travaillé sur la naissance, les naissances, comme phénomènes organiques et psychologiques, comme traversées, révélations, réinventions. Elles sont passages de l’ombre vers la lumière.
Depuis peu, les cavités s’explorent pour elles-mêmes, la forme s’élargit, le féminin devient masculin.

Percevoir l’œuvre demande une volonté. L’œil doit se faire à la densité du pastel, à la proximité de valeur entre les tons. Surgit alors une représentation de la force : vigueur des dos qui tiennent, soutiennent, force des flots, de l’arbre, jaillissement, énergie primordiale et universelle.
Cette forme est apparue et s’est répétée de manière persistante, (elle m’évoque la Colonne sans fin de Brancusi) de l’épuration de la forme organique à la recherche de la forme essentielle.

M.P

 

 Atlantes, pastels secs, 79 x 108 cm, 2017